F1 1984
F1 1984 :
Le duel mythique …
La saison des Polemen
1984. Seize Grands Prix. Une guerre sans merci entre deux McLaren. Et une question qui traverse toute la saison : qui sera en pole position dimanche matin ?
Cette année-là, la Formule 1 vit à l’heure des turbos, des qualifications explosives et d’un championnat qui se jouera à un demi-point près — le suspense le plus serré de toute l’histoire du sport.
Les hommes qui ont dominé les qualifications
Nelson Piquet règne en maître absolu sur la grille. Le Brésilien, au volant de sa Brabham-BMW, décroche pas moins de 9 poles positions en une saison — en Afrique du Sud, à Imola, Montréal, Detroit, Brands Hatch, l’Österreichring, Monza, au Nürburgring et à Estoril. Une domination en qualifications qui contraste cruellement avec ses résultats en course, sa Brabham se révélant aussi foudroyante que fragile.
Alain Prost signe 3 poles — à Monaco, Hockenheim et Zandvoort — avec la précision chirurgicale qu’on lui connaît. Pas le plus rapide sur un tour, mais toujours là où il faut, quand il le faut.
Les autres polemen de cette saison sont de véritables anecdotes historiques. Elio de Angelis ouvre le bal dès le Brésil sur sa Lotus-Renault. Michele Alboreto offre à Ferrari sa seule pole de la saison en Belgique, à Zolder. Patrick Tambay place sa Renault en tête à Dijon-Prenois. Et Nigel Mansell, enfin, signe à Dallas la toute première pole position de sa carrière en F1. Malheureusement, il tombera en panne d’essence à quelques centaines de mètres de la ligne d’arrivée et poussera sa voiture avant de s’effondrer d’épuisement !
Et le championnat dans tout ça ?
Paradoxe de cette saison : le roi des poles, Piquet, ne gagne pas le titre. C’est Niki Lauda qui s’impose, sans jamais partir de la première ligne, avec la régularité d’un métronome. Il devance son coéquipier Alain Prost de… 0,5 point. La marge la plus courte de toute l’histoire de la F1.
1984 restera comme la saison où être le plus rapide en qualifications ne suffisait pas. Il fallait aussi finir les courses.




